[DSAA Rennes ] Livre augmenté un peu – prototypes 1 & 2

Dans le cadre d’un workshop mené au DSAA Créateur/Concepteur option Design graphique, de Rennes, avec les 1ères année, sur le “livre augmenté”.
Nous souhaitions utiliser des « interfaces” low tech (simples à réaliser pour des débutants) pour augmenter un “moment de lecture”.
Nous avons exploré les entrées-sorties de l’Arduino, interrupteurs (sous de nombreuses formes et non-formes) et les entrées analogiques ainsi que quelques actionneurs (led et servomoteurs), les encres conductives.
Nous nous sommes interrogé sur le comment d’un livre qui saurait à quelle page on le lit… (ça permettrait de lancer x événements à l’ouverture de la page) et d’autres bricoles qui donneront lieu à un autre article.
Nous avons imaginé une détection de geste (gauche-droite ou droite-gauche) avec 3 photorésistances, etc, etc. Une grammaire de base donc.

Nous nous sommes inspiré du projet “Electrolibrary” de Waldek Wegrzyn ,étudiant de l’école d’art de Katowice en Pologne (qui a pas mal buzzé sur la toile ces derniers temps).
Dans la vidéo de présentation du projet, un makingof en fait, on entrevoit au début, les prototypes réalisés sur des cahiers et livres usagés avec des bandes de papier alu et cuivre.


Nous avons donc tenté de décrypter et adapter la solution de Waldek.
Il semble que le système utilise de simples contacts de page en page qui fonctionnent comme des interrupteurs. Ces interrupteurs ouverts ou fermés donnent des références de pages.
Nous avons pendant un moment pensé a un encodage du numéro avec une série de 5 interrupteurs qui permettraient d’encoder un chiffre de 1 à 33 (soit 32 pages) en utilisant donc un encodage sur 5 bits…
La solution qui semble utilisée est un simple empilement de contacts de pages en pages.
Problème: en superposant les pages, si il manque un conducteur (p.ex. pour 10011), le courant, sur le 2ème bit ne passe pas sur la page suivante…
Je n’ai pas saisi l’astuce technique pour régler le problème.

Laurent, un des étudiants du groupe a proposé d’utiliser des résistances pour connaitre le numéro de la page…
L’idée simple est brillante consiste à coller des résistances sur chaque page et calculer la résistance globale du livre.
lorsqu’une page est tournée la résistance varie. Avec une simple table de référence on peut savoir quelle page est ouverte.
Je ne pense pas que la technique puisse servir pour un livre comportant de nombreuses pages… au delà de 10 pages…

Nous avons donc réalisé un premier prototype de principe qui s’est avéré efficace.

prototype 1 ensemble prototype 1 page 1 prototype 1 page 2 prototype 1 page 3 prototype 1 page 4 prototype 1 gros plan breadboard

À la pause déjeuner, je me suis rendu au supermarché du coin pour y dégoter quelques articles supplémentaires pour réaliser un second prototype.

J’ai utilisé pour cela un magnifique livre pour enfants des éditions Elcy au prix de 3,90€ (pas trouvé moins cher dans cette catégorie de livre cartonné) aux dimensions de 130 x 130 mm..

prototype 2 page 1 prototype 2 page 1 gros plan contacts prototype 2 page 2 prototype 2 page 2 gros plan contacts prototype 2 page 3 prototype 2 page 3 gros plan contacts prototype 2 page 4 gros plan contacts prototype 2 page 5 gros plan contacts

Comme on peut le voir sur les photos, le travail a consisté à inciser le carton, placer les bandes de scotch cuivre et de scotcher les résistances dessus.
Le scotch 3M 1181 (utilisé ici) est un scotch pour le blindage électromagnétique, il a plusieurs avantages: soudable, plusieurs largeurs et adhésif conducteur.
Les résistances sont de 1 kiloOhm.

Le pb se fait sentir dès la page 3… Les résistances sont plus épaisses que les pages du livre… On est donc obligé de compenser en surélevant les bandes de cuivre pour conserver un bon contact.
Hormis ce détail, cela fonctionne bien.

Il reste sans doute à construire un 3ème prototype avec cette fois-ci des composants CMS 1206 qui restent soudables par des humains. Ces composants mesurent encore environ 3mm par 1,5…


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